Tout propriétaire de ruches en France, même une seule, doit déclarer chaque année son cheptel apicole en ligne sur mesdemarches.agriculture.gouv.fr, entre le 1er septembre et le 31 décembre – une obligation légale (article 33 de la loi du 22 juillet 2009, article 11 de l’arrêté du 11 août 1980) qui donne également accès aux aides européennes du plan apicole et permet d’obtenir un numéro d’apiculteur (NAPI) à afficher près de chaque rucher. Cette démarche, gratuite et réalisable en quelques minutes, reste pourtant méconnue de nombreux apiculteurs amateurs qui pensent, à tort, que l’obligation ne concerne que les professionnels ou les gros cheptels.

Points clés à retenir
- La déclaration est obligatoire pour tout détenteur de ruches, dès la première colonie, professionnel comme amateur.
- Elle se fait chaque année entre le 1er septembre et le 31 décembre, en ligne sur mesdemarches.agriculture.gouv.fr.
- Cette procédure simplifiée remplace l’ancien système TéléRuchers et délivre un récépissé immédiatement téléchargeable.
- Un nouvel apiculteur obtient à cette occasion son numéro NAPI, à afficher de façon visible près de chaque rucher pour les services vétérinaires.
- La déclaration sert aussi à l’obtention des aides du plan apicole européen et au suivi sanitaire national du cheptel.
Table des matières
- Qui doit déclarer ses ruches ?
- Quand et où déclarer ?
- Le numéro NAPI et son affichage obligatoire
- Pourquoi cette déclaration existe-t-elle ?
- Le récépissé, un document à conserver
- Conclusion
Qui doit déclarer ses ruches ?
L’obligation de déclaration s’applique à tout propriétaire ou détenteur de colonies d’abeilles en France, dès la première ruche possédée – il n’existe aucun seuil minimal en dessous duquel un apiculteur amateur serait dispensé. Cette obligation, fondée sur l’article 33 de la loi n° 2009-967 et sur l’article 11 de l’arrêté du 11 août 1980 relatif à la lutte contre les maladies des abeilles, concerne aussi bien l’apiculteur professionnel avec plusieurs centaines de colonies que le particulier qui débute avec une seule ruche dans son jardin.
Quand et où déclarer ?
La déclaration se fait chaque année entre le 1er septembre et le 31 décembre, en ligne sur le site mesdemarches.agriculture.gouv.fr. Cette procédure simplifiée a remplacé l’ancien système TéléRuchers et permet d’obtenir un récépissé de déclaration immédiatement après validation, envoyé par courriel ou par courrier. La démarche, gratuite, prend généralement quelques minutes une fois les informations de base réunies (nombre de colonies et emplacements des ruchers).
Le numéro NAPI et son affichage obligatoire
Lors de sa première déclaration, un nouvel apiculteur se voit attribuer un numéro d’apiculteur, le NAPI, qui l’identifie ensuite de façon permanente auprès de l’administration pour toutes ses déclarations suivantes. Ce numéro doit être affiché de façon visible à proximité de chaque rucher, une exigence qui permet aux services vétérinaires et sanitaires d’identifier rapidement le propriétaire d’un rucher lors d’un contrôle ou d’une suspicion de maladie contagieuse dans le secteur, comme celles détaillées dans notre article sur les maladies courantes de l’abeille.
Pourquoi cette déclaration existe-t-elle ?
Au-delà de sa dimension purement administrative, cette déclaration annuelle remplit plusieurs fonctions concrètes : elle conditionne l’accès aux aides européennes distribuées dans le cadre du plan apicole européen (PAE), elle alimente le suivi sanitaire national du cheptel apicole français en permettant de localiser rapidement les ruchers en cas d’alerte, et elle améliore la connaissance globale de la répartition des colonies d’abeilles sur le territoire, une donnée utile pour la recherche et les politiques publiques liées à l’apiculture et à la pollinisation.

Le récépissé, un document à conserver
Une fois la déclaration validée, un récépissé est généré et doit être conservé par l’apiculteur : ce document peut être demandé lors de contrôles sanitaires, pour toute demande d’aide liée au plan apicole européen, ou plus simplement comme preuve de mise en conformité en cas de litige de voisinage ou de sinistre impliquant le rucher. Un apiculteur qui envisage de souscrire une assurance responsabilité civile pour son activité (voir notre article dédié) a d’ailleurs souvent besoin de présenter ce récépissé comme justificatif de son statut déclaré.
Conclusion
La déclaration annuelle des ruches est une obligation simple, gratuite et rapide, mais non négociable, pour tout détenteur de colonies en France – amateur comme professionnel – et conditionne à la fois l’accès aux aides européennes, le suivi sanitaire national et, en pratique, plusieurs démarches connexes comme l’assurance du rucher.
FAQ
Faut-il déclarer une seule ruche détenue à titre amateur ?
Oui, l’obligation s’applique dès la première colonie détenue, sans seuil minimal, aussi bien pour un apiculteur amateur que professionnel.
Quand doit-on déclarer ses ruches chaque année ?
Entre le 1er septembre et le 31 décembre, en ligne sur mesdemarches.agriculture.gouv.fr, une procédure qui a remplacé l’ancien système TéléRuchers.
Qu’est-ce que le numéro NAPI ?
Le numéro d’apiculteur attribué lors de la première déclaration, à afficher de façon visible près de chaque rucher pour permettre son identification par les services vétérinaires.
Que se passe-t-il si on ne déclare pas ses ruches ?
Au-delà du non-respect d’une obligation légale, l’absence de déclaration prive l’apiculteur de l’accès aux aides du plan apicole européen et complique toute démarche ultérieure nécessitant un récépissé, notamment auprès d’une assurance.
La déclaration de ruches est-elle payante ?
Non, la démarche est gratuite et se fait entièrement en ligne, avec un récépissé téléchargeable immédiatement après validation.

